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Le Maître de l'Océan de Diane Ducret

Photo du rédacteur: Comité de lecture
Comité de lecture
12 oct. 2023
2 min de lecture

Par Philippe :


Nous suivons les aventures d’un jeune orphelin chinois destiné à devenir moine taoïste, traversant les mers à bord d’un cargo chargé de kiwis vers les rivages français.

Tout a bien mal commencé pour lui : sa grand-mère est morte lors de la naissance de sa mère ; celle-ci est de ce fait mal aimée par son père. On lui bande les pieds comme c’est la coutume mais au bout de quelques années, elle enlève ses bandages pour pouvoir aller travailler dans les champs et recouvrer sa liberté. Elle rencontre un jeune homme qui prétend aller à la guerre contre les japonais et tombe enceinte. Elle protège son fils autant qu’elle peut mais sa santé est très fragile et elle meurt le laissant seul avec son grand-père. Celui-ci essaye de lui apprendre le métier de menuisier mais au lieu de rapporter le bois de la forêt, il reste des heures à contempler une feuille et revient sans rien. Le grand-père, de guerre lasse l’envoie dans un monastère dans les monts Wudang. (Wudang Shan signifie la montagne du Véritable Guerrier. Il y plus de dix siècles vécut un combattant de légende qui se battit pour faire triompher les principes de l'harmonie sur le chaos du monde des hommes).

Le Maitre Céleste qui l’accueille essaye de lui inculquer les principes taoïstes mais là encore, il ne s’intègre pas et ne rêve que de la mer. Il supplie le Maitre de le laisser partir vers l’océan et celui-ci finit par lui permettre de réaliser son rêve à condition de ne revenir vers lui que lorsque l’océan lui aura parlé…

Commence alors un long périple qui le conduira de Chine en France à Marseille dans un cargo chargé de kiwis. A Marseille, un prêtre catholique l’emmènera vers le Mont Saint Michel où il passera de longues années.

Hanté par l’idée d’apprivoiser le grand Océan, il espère que celui-ci répondra à la question qui le mine: comment vivre quand on a perdu tout ce que l’on aimait ? Sans relâche, il se confronte aux éléments, se heurte aux vagues, est au bord de se noyer mais l’océan le rejette. Tout se confond, l’eau et le ciel, la foi et la nature, l’Orient et l’Occident. Mais toujours, il garde la pensée de sa mère en lui.

Petit à petit, il mène le plus grand des voyages, l’odyssée intime, l’aventure du soi. Dans le sillage de la sagesse taoïste et des philosophies antiques, Diane Ducret nous livre un roman en forme de conte philosophique.

Belle histoire qui mérite d’être lue mais j’aurais aimé un peu moins d’allers et retours, de phrases parfois touffues et redondantes. Quelques pages en trop…

De quoi se noyer si l'on n'y prend garde.


Diane Ducret, née le 17 novembre 1982 à Anderlecht (Belgique), est une femme de lettres franco-belge.

Elle a écrit: Femmes de Dictateurs, La chair interdite, La meilleure façon de marcher est celle du Flamand rose,

 
 
 

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