"LaRose" de Louise Erdrich

Par Charlette :
Nous sommes en 1999 dans le Dakota du Nord dans la réserve des indiens Ojibwé.C'est la chasse au cerf qui annonce l'automne chez ces indiens. Landreaux, à l'affût, vise, tire et tue le fils de son voisin! L'horreur, tant du côté de la famille de Landreaux que de celle qui a perdu un fils, la famille Ravich (Peter, Nola et Maggie, la soeur)!
Dans ce roman, l'auteure fait référence aux traditions et valeurs séculaires des indiens. Ainsi, une ancienne coutume veut que l'on donne son plus jeune fils pour réparer sa faute.LaRose est donc offert en pardon aux parents Ravich, décison qui ne sera pas, évidemment, sans conséquences surtout psychologiques!
Cet enfant, doué d'une aura particulière, a le prénom de celui qui sait, qui voit, le prénom porté par des générations de guérisseurs du côté de sa mère Emmaline. Il sert de trait d'union entre les divers personnages, les différentes familles, entre le passé et le présent.
Parallèlement, se déroule une intrigue qui concerne les différents LaRose et la spécificté de cette lignée qui communique avec les esprits des ancêtres.
L'auteure fait vivre ces indiens d'Amérique, parqués dans des réserves, dépossédés de leurs traditions avec interdiction de parler leurs langues, de revêtir leurs tenues traditionnelles, etc...
On ressent tout au long du roman, le désespoir d'hommes qui se perdent dans l'alcool et l'inactivité, qui utilisent des médicaments à la place des drogues qu'ils ne peuvent pas se payer!
L'analyse des sentiments et des personnalités des 2 mères, des 2 pères et des fratries est très intéressante. L'écriture est fuide. Certains passages sont peut-être un peu longuets et confus! Faut faire le lien entre les époques et les personnages mais dans l'ensemble, j'ai beaucoup aimé!
Louise Erdrich est née le 7 juin 1954 à Little falls dans le Minnesota, d'origine germano-américiane et amérindienne.Elle a écrit de nombreux romans et est une des figures emblématiques de la jeune littérature amérindienne.Elle appartient au mouvement de la renaissance amérindienne. Elle est connue surtout pour ses romans "love medicine", "la chorale des maîtres bouchers".
Il semble que "LaRose" clot un cycle avec "la malédiction des colombes" et "dans le silence du vent".
Après "Betty" de Tiffany McDaniel que j'avais beaucoup aimé, ce roman présente un autre aspect de la culture amérindienne.




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